
Points clés
- Le travail sans fil progresse, mais toute connexion sans fil se termine toujours par un câble fixe, un switch et un backbone.
- La quantité de cuivre menant au poste de travail peut diminuer, tandis que les exigences envers l'infrastructure centrale, elles, augmentent.
- La fibre optique pénètre toujours plus profondément dans le bâtiment, du backbone au fiber-to-the-floor, et parfois jusque dans la pièce elle-même.
- Le marché immobilier doit compter moins les points de connexion et davantage regarder le niveau de livraison numérique du bâtiment dans son ensemble.
- L'IT-Label rend visible la croissance numérique qu'un bâtiment peut absorber, du câblage à la redondance.
De moins en moins de personnes branchent encore un câble réseau à leur ordinateur portable au bureau. Les collaborateurs travaillent en mobilité, via le WiFi, via le cloud et via leur smartphone. Cela signifie-t-il que le câblage IT disparaît peu à peu des bâtiments ?
Probablement pas. Ce qui change probablement, en revanche, c'est l'emplacement du câblage, son usage et la capacité qu'on lui demande. Le câble au bureau peut disparaître, tandis que l'infrastructure au-dessus des faux plafonds et dans les locaux techniques est justement sollicitée davantage.
Pour comprendre ce basculement, il est utile de revenir sur l'évolution de l'IT de bureau, puis de poser la question qu'on oublie souvent : d'où vient réellement cette connexion sans fil ?
Comment l'IT de bureau a changé
Il n'y a pas si longtemps, presque chaque poste de travail présentait le même équipement fixe. Le câblage courait visiblement jusqu'à chaque bureau et croissait avec le nombre de collaborateurs.
- une connexion téléphonique fixe ;
- une connexion réseau fixe ;
- plusieurs câbles en cuivre ;
- un ordinateur de bureau dédié.
Aujourd'hui, la journée de travail moyenne se présente différemment. De nombreux collaborateurs travaillent en mobilité, via des ordinateurs portables, via le WiFi, via des applications cloud, via la visioconférence et depuis des postes de travail flexibles. La connexion fixe au bureau semble ainsi perdre de son importance.
Ce constat est exact en apparence. Mais il soulève la question de savoir où va tout ce trafic sans fil, et cette question révèle qu'en dessous de la surface, autre chose se produit que ce qu'il n'y paraît.
Sans fil en façade, câblé en coulisses
Plus le bureau devient sans fil, plus la colonne vertébrale câblée gagne en importance. Le WiFi ne naît en effet pas de nulle part. Un point d'accès fixé au plafond doit finalement être relié au reste du bâtiment.
- un switch ;
- un réseau ;
- une connexion internet ;
- un backbone ;
- souvent une alimentation électrique via Power over Ethernet.
Un bureau moderne sans fil peut donc nécessiter, en coulisses, une infrastructure câblée très performante. L'utilisateur voit du WiFi. Le bâtiment voit de la fibre optique, des switches, des liaisons montantes, des baies de brassage et de l'ethernet.
Ce rapport est déterminant pour la question de ce que le bâtiment pourra absorber demain sur le plan numérique. Qui ne regarde que le poste de travail passe à côté de la partie de l'infrastructure qui fait la différence entre un bâtiment capable d'évoluer et un bâtiment qui se bloque.
Le câble disparaît peut-être au bureau, mais entre-temps, davantage de câbles apparaissent au-dessus du faux plafond.
Moins de câble vers le poste de travail, plus d'exigences au cœur
Une évolution devrait probablement se poursuivre : moins de câblage vers chaque poste de travail individuel. Le trajet classique d'internet vers le switch, vers le câble, vers le bureau, cède la place à une autre construction.
De plus en plus souvent, le trafic circule d'internet via un backbone en fibre optique vers un switch, puis de là vers un point d'accès qui dessert simultanément des dizaines d'utilisateurs et d'appareils. La quantité de cuivre menant aux bureaux peut ainsi diminuer, tandis que les exigences envers l'infrastructure centrale, elles, augmentent.
Plus d'appareils que de simples ordinateurs portables
L'infrastructure IT ne sert plus depuis longtemps uniquement aux ordinateurs. Les bâtiments modernes regorgent de systèmes connectés qui communiquent via des réseaux fixes ou sont alimentés via PoE.
- points d'accès WiFi et caméras ;
- contrôle d'accès et capteurs ;
- systèmes de gestion technique du bâtiment et éclairage ;
- systèmes audiovisuels, salles de réunion et narrowcasting ;
- bornes de recharge, appareils IoT et autres applications de smart building.
Le câble au bureau peut donc disparaître, alors que davantage de câbles s'ajoutent simultanément au-dessus du faux plafond. Le centre de gravité de l'infrastructure se déplace du poste de travail vers le cœur du bâtiment.
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Demander un IT-labelLa fibre optique pénètre plus profondément dans le bâtiment
La croissance de la consommation de données, du cloud, de l'IA, de la vidéo, de l'IoT, des smart buildings et des vitesses WiFi plus élevées fait que le backbone d'un bâtiment doit traiter toujours plus de capacité. C'est pour cette raison que la fibre optique pénètre toujours plus profondément dans le bâtiment.
Dans la pratique, on observe un basculement d'un simple backbone en fibre vers des concepts tels que le fiber-to-the-floor, le fiber-to-the-zone et parfois même le fiber-to-the-room. Le cuivre ne disparaît pas pour autant immédiatement, mais il est utilisé plus souvent pour des connexions plus courtes et pour l'alimentation via PoE. Ce que la fibre optique signifie précisément pour un bâtiment est détaillé dans la fiche consacrée à la fibre optique dans les bâtiments.

Le WiFi appelle justement du câble
Un environnement WiFi moderne a besoin de suffisamment de points d'accès pour desservir simultanément de nombreux utilisateurs et appareils. Plus le WiFi devient rapide, plus la connexion derrière le point d'accès gagne en importance.
Un point d'accès capable en théorie de traiter plusieurs gigabits n'a que peu de valeur lorsque la connexion vers le switch constitue le goulot d'étranglement. Une bretelle d'autoroute rapide ne sert pas à grand-chose si elle débouche sur un chemin de terre étroit. Une bonne couverture sans fil est donc avant tout une question de câblage sous-jacent.
Et que signifient la 5G ou la 6G ?
La technologie mobile telle que la 5G et les futurs réseaux 6G peuvent-elles remplacer le câblage fixe des bâtiments ? La réponse appelle de la nuance. Les réseaux mobiles peuvent certainement jouer un rôle plus important à des endroits spécifiques.
- redondance et connexions temporaires ;
- utilisateurs mobiles et applications IoT spécifiques ;
- réseaux mobiles privés.
Mais l'infrastructure mobile reste elle aussi, en fin de compte, tributaire d'un backhaul fixe, d'équipements d'émission et de connexions vers le réseau plus large. L'avenir n'est donc probablement pas câble OU sans fil, mais câble ET sans fil, chacun à l'endroit où il fonctionne techniquement le mieux. Le rôle de la 5G dans l'immobilier est complémentaire, pas substitutif.
La fiabilité reste déterminante
Pour certaines applications, les connexions fixes restent attrayantes. Pensez aux processus métier critiques, aux serveurs, aux systèmes industriels, aux systèmes de sécurité, à la vidéo et aux applications gourmandes en données ou à faible latence.
Un câble offre souvent une capacité prévisible, une faible latence, de la stabilité et moins d'interférences. L'infrastructure fixe reste donc probablement partie intégrante des bâtiments numériquement performants, même si l'usage sans fil continue de progresser. Surtout lorsqu'il s'agit de redondance, une seconde connexion fixe n'est souvent pas un luxe, mais une condition.
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Demander un IT-labelLa véritable question change
Le marché immobilier pose aujourd'hui souvent la question suivante : combien de connexions réseau y a-t-il à cet étage ? À l'avenir, une autre question sera plus pertinente : comment l'infrastructure numérique de ce bâtiment, dans son ensemble, est-elle conçue ?
Derrière cette question se cache une série de points concrets qui déterminent ensemble ce que le bâtiment peut absorber sur le plan numérique :
- quel backbone est en place, et est-il en cuivre ou en fibre optique ?
- quelle capacité peut-il traiter, et quel âge a le câblage ?
- comment les points d'accès sont-ils raccordés, et le PoE est-il pris en charge ?
- quelle marge d'extension existe-t-il, et comment les baies de brassage et les salles serveurs sont-elles aménagées ?
- existe-t-il une redondance, et quelle croissance numérique le bâtiment peut-il absorber ?
Reliez cela au niveau de livraison numérique
Cela montre pourquoi la mention "CAT6 présent" apportera à l'avenir une information insuffisante. Un bâtiment peut disposer de CAT6 et néanmoins présenter des performances numériques limitées. À l'inverse, un bâtiment peut compter relativement peu de points de connexion aux bureaux, mais disposer d'un excellent backbone en fibre optique, d'une infrastructure WiFi, d'une redondance, d'une architecture réseau et d'un environnement serveur remarquables.
C'est pourquoi il est plus judicieux d'évaluer l'immobilier non pas sur le nombre de câbles, mais sur le niveau de livraison numérique dans son ensemble. C'est précisément ce que rend visible la classification allant d'IT1+ PREMIUM à IT5 SHELL : non pas un jugement sur le bien ou le mal, mais une représentation claire de ce qu'un bâtiment peut accomplir sur le plan numérique.
Ce basculement se résume en trois phrases. Du comptage des points de connexion à la mesure de la capacité numérique. Du câble par poste de travail à l'infrastructure par bâtiment. L'avenir du câblage IT n'est peut-être pas moins d'infrastructure, mais une infrastructure plus intelligente.
Ce que l'IT-Label prend en compte
L'IT-Label examine donc l'ensemble de la couche numérique du bâtiment, et non un composant isolé. Il s'agit du type de câblage, de la qualité et de l'âge, de la fibre optique et du backbone, de l'architecture réseau, du WiFi, des switches et du PoE.
S'y ajoutent les baies de brassage, les salles serveurs, la redondance, la documentation, l'extensibilité et la pérennité. Ensemble, ces éléments forment la capacité de croissance numérique d'un bâtiment, c'est-à-dire la réponse à la question de savoir si le bien est prêt pour l'IA et si la consommation de données de demain y trouvera sa place. Lors d'un achat ou d'une location, une Digital Due Diligence établit factuellement cette situation, à la manière d'un contrôle technique numérique du bâtiment.
Réfléchissez dès aujourd'hui à votre colonne vertébrale numérique
Peut-être que dans dix ans, on ne verra presque plus de câble réseau sur le bureau. Mais au-dessus du faux plafond, dans les locaux techniques et dans le backbone du bâtiment, l'infrastructure numérique ne fera probablement que gagner en importance. Car toute connexion sans fil doit finalement aboutir quelque part.
Sans fil en façade. Câblé en coulisses. Plus notre poste de travail devient sans fil, plus la colonne vertébrale numérique du bâtiment gagne en importance. Propriétaires immobiliers, locataires, acteurs IT et professionnels de l'immobilier ont donc tout intérêt à réfléchir à la véritable pérennité de l'infrastructure numérique de leur bâtiment.
Une première étape consiste en une préinspection qui révèle où se situe votre bâtiment sur le plan numérique, suivie d'un aperçu de la méthode de travail derrière l'IT-Label. Pour plus d'informations, consultez www.it-label.com. Ensemble, nous rendons visible ce qui reste aujourd'hui invisible.


