
Points clés
- La vitesse de la connexion qui entre dans un bâtiment ne dit encore que peu de choses sur la vitesse réelle d'internet à l'intérieur.
- Des termes comme Mbps, Gbps et fibre optique concernent l'infrastructure et la capacité, pas automatiquement l'expérience utilisateur.
- Le câblage interne, les switches, le wifi et la configuration peuvent freiner une connexion rapide jusqu'à une fraction de la capacité disponible.
- L'image complète n'apparaît que via le niveau de livraison numérique d'un bâtiment, de la connectivité externe à l'évolutivité.
- Une pré-inspection IT-Label permet de visualiser ce qu'un bâtiment peut réellement offrir sur le plan numérique.
Un immeuble de bureaux est proposé à la location avec la mention "fibre optique présente". Cela semble intéressant. Pour de nombreux locataires et bailleurs, c'est même une raison de ne plus poser de questions sur l'infrastructure numérique. Pourtant, cette simple phrase en dit étonnamment peu sur la manière dont internet fonctionne réellement dans le bâtiment.
Comparez cela à une autoroute devant la porte. Il y a de l'asphalte, très bien. Mais combien de voies sont disponibles ? Combien de trafic y circule déjà ? Et les routes à l'intérieur du bâtiment se raccordent-elles bien à cette autoroute ? La vitesse à la porte d'entrée ne dit pas encore à quel point cela fonctionne bien à l'intérieur.
Dans cet article, nous expliquons en termes simples ce que signifient des termes comme Mbps, Gbps et fibre optique, pourquoi une connexion rapide peut quand même sembler lente, et quelles questions vous devriez poser avant de louer, de mettre en location ou d'acheter un bien immobilier.
Mbps et Gbps : la vitesse en termes simples
La vitesse internet s'exprime généralement en Mbps (mégabit par seconde) ou en Gbps (gigabit par seconde). La conversion est simple : 1 Gbps équivaut à 1 000 Mbps. Plus le chiffre est élevé, plus de données peuvent être traitées simultanément.
Vous pouvez voir les Mbps comme le nombre de voies sur une autoroute numérique. Plus de voies signifie que plus de trafic peut circuler simultanément sans embouteillage. Pour une organisation avec de nombreux utilisateurs simultanés, des visioconférences et des logiciels cloud, cette capacité pèse lourd.
Un point important à retenir : la vitesse n'est pas synonyme de qualité. Outre la vitesse pure, la latence (le délai), la stabilité, la perte de paquets (la perte de données en cours de route) et la capacité de téléversement déterminent également le confort réel d'utilisation d'internet. Une connexion peut être rapide sur le papier et pourtant paraître peu fiable.
Un aperçu indicatif des vitesses et des usages
Le tableau ci-dessous donne une image générale. Il ne s'agit expressément pas d'une norme ; la vitesse nécessaire dépend toujours de votre situation spécifique.
| Vitesse internet | Explication simple | Usage typique |
|---|---|---|
| Jusqu'à 50 Mbps | Connexion de base | Petit poste de travail, usage léger d'internet |
| 50-100 Mbps | Vitesse raisonnable | Petites équipes, email, cloud, visioconférence |
| 100-500 Mbps | Bonne base professionnelle | Utilisateurs multiples, logiciels cloud, Teams ou Zoom |
| 500 Mbps-1 Gbps | Connexion professionnelle rapide | Organisations de taille moyenne, forte utilisation du cloud |
| 1-10 Gbps | Connexion haute performance | Grands bureaux, données lourdes, IA, production vidéo |
| 10 Gbps et plus | Entreprise, très haute capacité | Centres de données, entreprises technologiques, grands campus |
La vitesse adaptée dépend du nombre d'utilisateurs, du type d'organisation, du degré d'utilisation du cloud, de la visioconférence, des applications d'IA, de l'IoT, de la vidéosurveillance, du travail avec des fichiers volumineux et, non des moindres, de votre croissance prévue. Ce qui suffit largement aujourd'hui peut devenir insuffisant dans trois ans.
Téléchargement et téléversement : deux sens de circulation sur l'autoroute
Le trafic internet circule dans deux directions. Le téléchargement (download) désigne les données qui arrivent vers l'utilisateur : ouvrir des sites web, du streaming, récupérer des fichiers et lancer des applications cloud. Le téléversement (upload) désigne les données qui quittent le bâtiment vers l'extérieur : visioconférence, téléversement de fichiers, sauvegardes cloud, images de caméras et collaboration dans le cloud.
De nombreuses connexions grand public offrent un téléchargement rapide et un téléversement lent. Pour les organisations modernes, ce n'est souvent pas idéal. Dès que les collaborateurs passent leur journée en visioconférence, collaborent dans le cloud et partagent des fichiers volumineux, le téléversement devient au moins aussi important que le téléchargement.
C'est pourquoi la fibre optique professionnelle est souvent plus intéressante lorsque les deux sens ont la même vitesse. On parle alors de connexion symétrique : par exemple 1 Gbps en téléchargement et 1 Gbps en téléversement. À mesure que le travail se déplace vers le cloud et la collaboration en temps réel, la symétrie devient une exigence de plus en plus logique.
Un bâtiment peut avoir une connexion rapide à la porte d'entrée et pourtant sembler laborieux à l'intérieur. La question n'est pas de savoir s'il y a internet, mais quelle capacité le bâtiment laisse réellement passer.
La fibre optique n'est pas automatiquement rapide
La fibre optique est avant tout une technique d'infrastructure : une manière de transporter des données. Sur cette même fibre optique, un fournisseur peut livrer des vitesses très différentes : 100 Mbps, 500 Mbps, 1 Gbps, 10 Gbps ou davantage.
Autrement dit : "fibre optique présente" en dit long sur l'infrastructure existante, mais ne dit encore rien sur la capacité réellement disponible. Il est tout à fait possible que la fibre optique soit posée alors qu'un abonnement modeste seulement y est raccordé, ou que la connexion soit installée mais pas encore activée. C'est précisément pourquoi la première question de nombreux locataires modernes porte désormais sur la connexion internet en place.
Posez donc toujours les questions suivantes : quelle vitesse est disponible, la connexion est-elle active, est-elle symétrique, et plusieurs fournisseurs sont-ils disponibles au choix ? Pour en savoir plus sur ce sujet, consultez notre aperçu sur la fibre optique dans les bâtiments.
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Demander un IT-labelL'infrastructure interne joue aussi un rôle
La connexion à l'extérieur du bâtiment n'est qu'une partie de l'histoire. Dès que les données arrivent, elles doivent traverser l'infrastructure interne : le câblage, les switches, les baies de brassage, les équipements réseau et le wifi. Chacun de ces éléments peut freiner une connexion rapide.
Prenez un bâtiment avec une connexion fibre optique de 1 Gbps, alors que certaines parties du câblage interne fonctionnent encore à 100 Mbps. Dans ce cas, la connexion externe n'est pas le goulot d'étranglement. Le point de blocage se trouve dans le bâtiment lui-même. Un vieux câblage CAT5, des switches obsolètes, des baies de brassage mal organisées ou des configurations erronées font exactement la même chose : ils bloquent la vitesse.
En résumé : une Ferrari sur un chemin de terre reste lente. La connexion la plus rapide du monde ne sert à rien si le réseau interne ne peut pas traiter cette vitesse.
Le câblage en bref
Le type de câblage interne détermine en grande partie ce qui est possible en interne. Les valeurs ci-dessous sont indicatives ; les performances réelles dépendent de la distance, de la qualité d'installation, des équipements et de la configuration.
| Câblage | Capacité générale | Interprétation pratique |
|---|---|---|
| CAT5 | Souvent jusqu'à 100 Mbps | Obsolète |
| CAT5e | Jusqu'à environ 1 Gbps | Encore beaucoup présent |
| CAT6 | 1 Gbps, plus sur courte distance | Bonne base moderne |
| CAT6A | Jusqu'à 10 Gbps | Standard professionnel solide |
| Fibre optique interne | 10 Gbps et bien plus | Très adaptée pour le backbone et la croissance |

Le wifi n'est pas la même chose qu'internet
"Internet est lent", entendons-nous souvent. Alors que la connexion internet elle-même peut être tout à fait correcte. Le problème ne se situe alors pas à l'extérieur, mais dans la manière dont le signal est diffusé à l'intérieur.
Les causes fréquentes sont une mauvaise couverture wifi, trop peu de points d'accès, des interférences, trop d'utilisateurs sur un seul point d'accès ou des équipements wifi obsolètes. Dans tous ces cas, ce n'est pas la connexion qui pose problème, mais les derniers mètres jusqu'à l'utilisateur.
Retenez la distinction : internet est la connexion avec le monde extérieur, le wifi n'est qu'une manière d'utiliser cette connexion à l'intérieur du bâtiment. Prendre au sérieux la couverture wifi dans le bâtiment permet d'éviter qu'une bonne connexion paraisse inutilement lente.
De quelle vitesse une organisation a-t-elle besoin ?
Il n'existe pas de réponse universelle, mais une répartition pratique aide à déterminer un ordre de grandeur. Considérez les chiffres suivants comme des indications, pas comme des normes fixes.
- Petit bureau (environ 2 à 10 utilisateurs) : 100 à 500 Mbps suffisent souvent.
- Bureau de taille moyenne (environ 10 à 50 utilisateurs) : 500 Mbps à 1 Gbps est souvent logique.
- Grande organisation numérique (beaucoup de cloud, vidéo, données et IA) : 1 Gbps ou plus devient de plus en plus pertinent.
Plus important que le chiffre exact est la question de savoir si l'infrastructure peut évoluer. Une connexion qui convient aujourd'hui doit également rester suffisante dans cinq à dix ans, ou pouvoir être facilement mise à niveau.
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Demander un IT-labelLa consommation de données augmente, y compris celle du bâtiment lui-même
Ce ne sont pas seulement les collaborateurs qui utilisent des données. Le bâtiment lui-même consomme aujourd'hui de plus en plus de capacité. Pensez aux capteurs IoT, aux caméras, au contrôle d'accès, à la gestion de l'énergie, aux infrastructures de recharge et aux systèmes de gestion technique du bâtiment. Tous ces systèmes communiquent en permanence sur le réseau.
Nous appelons cela la consommation de données du bâtiment. À mesure que les bâtiments deviennent plus intelligents, cette consommation augmente régulièrement. Vous en apprendrez davantage dans notre article sur les smart buildings et leur fondation numérique.
À cela s'ajoute l'IA. Les applications d'IA, les logiciels cloud, la collaboration en temps réel et des fichiers de données toujours plus volumineux augmentent le besoin de connexions stables et évolutives. La question "Votre bâtiment est-il prêt pour l'IA ?" ne concerne donc pas uniquement le logiciel. L'infrastructure doit pouvoir physiquement supporter cette croissance, du câble au switch.
Que devrait savoir un locataire ou un propriétaire ?
Pour une décision bien fondée, un bien immobilier devrait au minimum permettre de connaître les éléments suivants. Cette liste de contrôle aide à voir au-delà du simple "il y a internet".
- quels fournisseurs sont disponibles ;
- si la fibre optique est présente et active ;
- quelles vitesses peuvent être fournies ;
- si le téléversement et le téléchargement sont symétriques ;
- si la redondance est possible ;
- quel type de câblage interne est présent ;
- quelle capacité les switches peuvent supporter ;
- comment le wifi est organisé ;
- où se trouvent les locaux techniques MER et SER ;
- dans quelle mesure l'infrastructure est facilement évolutive.
Celui qui a une vue d'ensemble de ces éléments peut évaluer une connexion non seulement sur sa vitesse, mais aussi sur la question de savoir si le bâtiment peut réellement la concrétiser. La redondance en fait également partie : nous expliquons pourquoi une seule connexion est parfois insuffisante dans notre article sur la redondance réseau.
De la vitesse au niveau de livraison numérique
IT-Label regarde au-delà de la simple question de savoir s'il y a internet. Plutôt qu'un seul chiffre, la méthodologie évalue l'ensemble du niveau de livraison numérique d'un bâtiment : connectivité externe, infrastructure interne, câblage, wifi, locaux MER et SER, redondance, évolutivité, monitoring et sécurité numérique.
L'idée sous-jacente est simple : ne pas se contenter de mesurer la vitesse à laquelle internet arrive, mais examiner combien de capacité numérique un bâtiment peut réellement fournir. Cela se traduit par une classification de PREMIUM à SHELL, permettant de comparer différents biens de la même manière. Ainsi, une caractéristique invisible de l'immobilier devient soudain visible, à l'image d'un contrôle technique numérique.
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Demander un IT-labelUne prochaine étape concrète
La question n'est pas seulement : avons-nous internet ? La véritable question est : que peut supporter ce bâtiment sur le plan numérique ? La vitesse n'est qu'un seul élément de la qualité numérique. Un bâtiment pérenne est en outre stable, évolutif, sécurisé, documenté et redondant là où c'est nécessaire.
Si vous voulez savoir ce qu'un bien peut réellement offrir, une mesure objective est la première étape logique. Avec une pré-inspection IT-Label, vous cartographiez la base numérique, avec une certification IT-Label, vous fixez le niveau de livraison, et lors d'un achat ou d'une vente, une Digital Due Diligence vous apporte la certitude sur ce que vous achetez numériquement.
IT-Label. Ensemble, nous rendons visible ce qui est encore invisible aujourd'hui. Pour plus d'informations, consultez www.it-label.com.


