
Construire pour des exigences que vous ne connaissez pas encore
La pérennité ne consiste pas à prédire ce qui va arriver, mais à garder de la marge pour s'adapter quand cela arrive.
Le problème avec les prédictions
Qui livrait un bâtiment en 2015 ne tenait pas compte de la visioconférence quotidienne. Qui livrait en 2020 ne tenait pas compte de l'IA dans les processus de travail. Rien ne permet de penser que nous saurions aujourd'hui ce qui transitera par le réseau en 2030.
Construire pour l'avenir, ce n'est donc pas deviner ce qui vient et dimensionner en conséquence. C'est veiller à ne pas être bloqué si les choses tournent autrement que prévu.
Où se situe la différence
- Le câblage dure plus longtemps que les équipements. Un switch se remplace en une après-midi ; le câblage d'un bâtiment, non. Surdimensionner à cet endroit est généralement judicieux : voir fibre optique et catégories de câblage.
- L'espace vide est de la capacité. Des gaines vides, de la place dans le panneau de brassage et de la marge dans la salle serveur coûtent peu aujourd'hui et deviennent inabordables plus tard.
- Une capacité déjà saturée n'est pas une capacité. Une connexion tout juste suffisante aux heures de pointe sera trop petite dans deux ans.
- La gérabilité, c'est la durabilité. Un réseau géré de manière centralisée s'adapte. Des appareils isolés que personne ne surveille vieillissent silencieusement.
- L'intégration évite le blocage. Des systèmes qui communiquent entre eux peuvent être remplacés séparément. Voir technologie Smart Building.
C'est pourquoi l'IT-Label évalue l'évolutivité
L'audit ne regarde pas seulement les performances actuelles d'un bâtiment, mais aussi si l'infrastructure suit en cas de charge croissante. C'est une mesure plus honnête qu'une promesse sur l'avenir : l'évolutivité est mesurable, les prédictions ne le sont pas.
Surdimensionner est aussi un choix, pas un automatisme
Tout exécuter au maximum est coûteux et souvent inutile. Si vous louez à des locataires qui construisent leur propre environnement, vous investissez dans des équipements qu'ils remplaceront. L'IT-Label aide justement à déterminer quel niveau convient à votre marché : voir la valeur de votre bien immobilier.
Valable deux ans, et c'est délibéré
Un certificat IT-Label est valable deux ans. C'est court comparé à la durée de vie d'un bâtiment, et c'est précisément le point : l'infrastructure numérique vieillit plus vite que le béton. Un label valable dix ans ne dirait plus rien sur les huit dernières années.
Après des modifications ou des mises à niveau, une recertification peut avoir lieu. Ainsi, le label reste une déclaration sur l'état actuel du bâtiment. Voir comment cela fonctionne.
Votre bâtiment évolue-t-il avec vous ?
L'audit évalue l'évolutivité comme élément à part entière.
Comment se déroule l'auditInformations connexes
Base de connaissances
Explications sur les éléments évalués par l'IT-Label : de la fibre optique et la couverture WiFi au Smart Building et à l'IA dans l'immobilier.
La fibre optique dans les bâtiments
Pourquoi la fibre optique est la base des niveaux IT-Label supérieurs, et pourquoi « jusqu'au bâtiment » diffère de « jusque dans votre espace ».
Technologie Smart Building
Le climat, le contrôle d'accès et les systèmes de réservation ne rendent pas encore un bâtiment intelligent. L'intégration, si, et c'est ce qu'évalue l'IT-Label.
L'IT-Label pour les propriétaires immobiliers
Les bâtiments se distinguent de plus en plus par leur connectivité et leurs performances numériques. L'IT-Label les rend mesurables et comparables.